Dans un premier article, nous avons retracé la période 1948-1998 : celle d’un Venezuela sous domination américaine, où la richesse pétrolière a profité aux compagnies étrangères et aux élites locales plutôt qu’à la majorité de la population. Les deux articles suivants étaient consacrés aux années Chávez (1998-2013) : nouvelle Constitution, reprise du contrôle public du pétrole, politiques sociales ambitieuses et avancées significatives en matière de justice sociale. Malgré ses limites importantes, cette période a suscité de grands espoirs au Venezuela et fut une source d’inspiration à travers le monde, particulièrement pour la gauche.
Ce quatrième article aborde désormais la période 2013-2025, celle du Venezuela sous Maduro[1]. Le contraste avec l’ère précédente est saisissant. Le pays s’enfonce dans une crise économique, sociale et démocratique d’une ampleur inédite. Les causes de cette dégradation sont complexes et ne peuvent être réduites à un facteur unique. La conjoncture internationale, en particulier la chute des prix du pétrole, les sanctions économiques américaines et les déstabilisations menées par la droite radicale vénézuélienne ont joué un rôle très important. C’est ce que nous analysons dans cet article bien que, comme nous le montrerons dans l’article suivant à paraître le 16 mars, elles n’expliquent pas tout.
Le président Chávez avait désigné Nicolás Maduro comme son dauphin et président par intérim juste avant son décès. Maduro a ensuite remporté trois élections présidentielles en 2013, 2018 et 2024, avant d’être illégalement enlevé par les États-Unis le 3 janvier dernier.
1. Une crise d’une ampleur historique
La crise traversée par le Venezuela depuis 2013 est souvent décrite comme la plus grave de son histoire et comme l’une des plus sévères qu’ait connues l’Amérique latine. Entre 2013 et 2021, le produit intérieur brut s’est contracté de plus de 75 %. L’inflation, devenue structurelle, a culminé à plus de 130.000 % en 2018[2], le taux le plus élevé enregistré dans le monde cette année-là.
La pauvreté a explosé : la proportion de ménages classés comme pauvres est passée de 48,4 % en 2014 à 81,5 % en 2022. Le salaire minimum mensuel est tombé à 2,23 dollars américains, le plus bas d’Amérique latine. Même en ajoutant le bonus alimentaire gouvernemental, il atteignait environ 4,47 dollars par mois, ce qui correspond à peu près au prix d’un kilo de viande. Autre élément de comparaison : 4,47 dollars, cela fait 0,15 dollar par jour, soit huit fois moins que le seuil de pauvreté absolue de 1,25 dollar par jour retenu par les Nations unies et la Banque mondiale. Rappelons que le salaire minimum mensuel sous Chávez s’élevait à 300 dollars américains, soit plus de 60 fois plus.
L’effondrement des revenus réels et l’explosion de la pauvreté ont débouché sur une crise migratoire majeure. Depuis 2016, des millions de Vénézuéliens ont quitté le pays, et le nombre total de réfugiés et migrants vénézuéliens est aujourd’hui estimé à plus de 7,5 millions, soit 20 % de la population. Le Venezuela se retrouve ainsi avec l’une des plus importantes crises de déplacés en Amérique latine et parmi les plus importantes au monde.
Comment un pays présenté comme un symbole de progrès social a-t-il pu devenir le théâtre de l’une des crises les plus profondes de l’histoire du continent ? Comment le Venezuela est-il passé du salaire minimum le plus élevé d’Amérique latine[3] au plus bas ? Quels facteurs ont conduit à cette situation et l’ont aggravée au fil des années ? Face à ces questions, trois grandes analyses s’affrontent, que nous allons examiner successivement.
2. L’analyse totalement erronée des États-Unis et de la droite vénézuélienne : « c’est la faute au socialisme »
Du point de vue des États-Unis et de la droite vénézuélienne, la crise serait la conséquence directe du « socialisme ». Donald Trump affirmait en 2018 devant l’Assemblée générale des Nations unies : « Il n’y a pas si longtemps, le Venezuela était l’un des pays les plus riches de la Terre. Aujourd’hui, le socialisme a mis en faillite la nation riche en pétrole et a plongé son peuple dans la misère absolue. »
Cette lecture est profondément erronée. D’abord parce que ce sont précisément les politiques en rupture avec la logique capitaliste néolibérale, en particulier la reprise en main du secteur pétrolier et l’utilisation de cette rente au service de l’intérêt général, qui ont permis une amélioration significative des conditions de vie de la population entre 2002 et 2012. Mais surtout parce que, malgré certaines ruptures avec la logique du capital, il n’y a jamais eu de socialisme au Venezuela. Sous Chávez, une large majorité de l’activité économique est restée entre les mains du capital privé. La part du secteur privé a même augmenté entre 1999 et 2011, passant de 65 % à 71 %. Même dans les secteurs étatisés, comme PDVSA (Petróleos de Venezuela SA) ou certaines industries stratégiques, les entreprises ont continué à fonctionner selon des impératifs de rentabilité et la logique du capital. Ni dans le vaste secteur privé, ni dans la majorité des entreprises publiques, la logique capitaliste n’a donc été dépassée.
En réalité, Chávez a pu mettre en œuvre des politiques sociales ambitieuses sans entrer dans une confrontation totale avec la classe capitaliste, grâce aux prix élevés des matières premières durant cette période. Mais le modèle est resté fondamentalement rentier, dépendant de l’extraction et de l’exportation de ressources naturelles, tout en voyant émerger un nouveau secteur capitaliste étroitement lié à l’appareil d’État. Ce compromis a tenu tant que le boom des matières premières s’est maintenu. Quand les prix se sont effondrés en 2014[4], le modèle s’est révélé dans toute sa fragilité.
Chávez en était parfaitement conscient. Citons-le : « Qui penserait à dire que le Venezuela est un pays socialiste ? Non, ce serait nous tromper nous-mêmes. Nous sommes dans un pays qui vit encore dans le capitalisme, nous n’avons qu’entamé un chemin ; nous prenons des pas à contre-courant mondial, y compris vers un projet socialiste ; mais c’est pour le moyen ou long terme[5]. »
3. L’analyse correcte mais partielle d’une partie de la gauche : « c’est la faute aux sanctions américaines et à la droite radicale vénézuélienne »
Une partie importante de la gauche explique la crise vénézuélienne principalement par les sanctions américaines et par les tentatives répétées de déstabilisation menées en lien avec l’opposition de droite vénézuélienne. Cette analyse s’appuie sur des éléments factuels indéniables.
Il faut d’abord rappeler que la crise commence avant les sanctions économiques massives américaines (dont les plus dévastatrices n’interviendront qu’à partir de 2019 – voir ci-dessous) avec la chute brutale du prix du pétrole. Dès 2014, le baril passe d’environ 110 dollars à 60 dollars en moins d’un an, atteignant même son niveau le plus bas en douze ans en 2015. Pour une économie aussi dépendante de la rente pétrolière (les exportations pétrolières représentaient alors environ 95 % des recettes d’exportation et les revenus pétroliers plus de 90 % du budget de l’État), ce choc des recettes publiques a été dévastateur, fragilisant brutalement le financement des importations et des politiques sociales.
Cela étant dit, il est tout aussi indéniable que Nicolas Maduro a dû faire face, au cours de ses deux mandats, à des pressions et à des attaques internes et externes d’une ampleur considérable.
Au-delà des pressions diplomatiques visant à isoler Caracas sur la scène internationale, Maduro a dû affronter, comme ce fût le cas pour Chavez, plusieurs épisodes majeurs de déstabilisation visant à l’écarter du pouvoir. Commençons par dire que l’opposition vénézuélienne a systématiquement refusé de reconnaître les résultats des élections successives de Nicolás Maduro en 2013, 2018 et 2024. Si les élections de 2013 et 2018 sont difficilement contestables dans leurs résultats, l’élection de 2024 a quant à elle été massivement remise en question, y compris par une partie de la gauche latino-américaine et internationale. Maduro a refusé de rendre publics les procès-verbaux détaillés du scrutin, ce que ses adversaires interprètent comme un aveu de faiblesse ou de fraude. Pour autant, en l’absence de divulgation complète des données électorales, il n’existe de preuve formelle ni d’un côté ni de l’autre.
Déstabilisations politiques
Comme nous le verrons, ces refus se sont souvent concrétisés par des manifestations violentes et meurtrières.
- Février-mai 2014 : manifestations violentes des secteurs de l’opposition de droite réclamant la salida (« sortie ») de Maduro, tournant par endroits à de véritables affrontements armés proches de la guérilla urbaine, avec des opposants dotés d’armes à feu tirant sur les forces de l’ordre – environ 43 morts, des centaines de blessés, plus d’un millier d’arrestations.
- Avril-juillet 2017 : nouvelle vague de manifestations massives, suite à une décision du Tribunal suprême limitant les pouvoirs de l’Assemblée nationale et à la convocation par le gouvernement d’une Assemblée constituante : plus de 100 morts selon plusieurs organisations de défense des droits humains.
- Janvier 2019 : Juan Guaidó, président de l’Assemblée nationale, conteste l’élection présidentielle de mai 2018 et s’autoproclame « président par intérim », avec le soutien explicite des États-Unis et de plusieurs gouvernements occidentaux.
- Avril 2019 : tentative de soulèvement civilo-militaire autour de Guaidó, opération dite Libertad, qui se solde par un échec.
- Mai 2020 : opération Gedeón : tentative d’incursion maritime visant à capturer ou renverser Maduro, rapidement avortée, avec plusieurs participants arrêtés ou tués
- Janvier 2026 : kidnapping de Maduro et de son épouse par les forces spéciales américaines.
Durcissement progressif des sanctions américaines
Les sanctions contre le Venezuela ont commencé sous Obama, se sont considérablement durcies sous le premier mandat de Trump, ont connu une brève phase d’assouplissement sous Biden, avant un nouveau tour de vis sous la seconde présidence Trump. Comme le souligne Luis Bonilla, au total ce sont plus de 930 mesures qui vont affecter toute l’économie, dont PDVSA, la Banque Centrale, 116 entreprises, en majorité étatiques, et 30 navires, notamment de transport pétrolier.
Obama (2014-2016)
Même si, en mars 2015, Obama déclare le Venezuela « menace inhabituelle et extraordinaire » pour la sécurité nationale américaine, les sanctions restent globalement ciblées et limitées aux personnes : gel d’avoirs, interdiction d’accès au système financier américain et restrictions de visas visant des responsables vénézuéliens individuellement accusés d’atteintes aux droits humains ou aux institutions démocratiques.
Trump – premier mandat (2017-2020)
Les sanctions s’intensifient, passant de mesures individuelles ciblées à des sanctions financières et sectorielles frappant le cœur de l’économie vénézuélienne : restriction d’accès aux marchés financiers américains (2017), interdiction des transactions sur la dette publique (2018), puis gel de tous les actifs vénézuéliens aux États-Unis et interdiction quasi-totale de toute transaction avec l’État vénézuélien par des personnes ou sociétés américaines (2019). Le pays perd l’accès à son principal marché pétrolier et se voit confisquer des actifs stratégiques à l’étranger, dont Citgo Petroleum Corporation – filiale américaine de PDVSA, la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne, qui possédait trois raffineries et un vaste réseau de distribution aux États-Unis, et constituait pour Caracas un débouché commercial direct et vital sur le marché américain.
Biden (2021-2024)
Maintien de l’essentiel des sanctions de Trump, avec des assouplissements temporaires et limités, notamment des licences accordées à l’entreprise automobile américaine Chevron. Ces assouplissements sont directement liés au contexte des tensions énergétiques mondiales provoquées par la guerre en Ukraine, qui ont incité Washington à diversifier ses sources d’approvisionnement, notamment avec le Venezuela.
Luis Bonilla rappelle que la guerre en Ukraine obligea l’administration nord-américaine à voir d’une autre façon le secteur des approvisionnements potentiels, à réévaluer les tensions et conflits et à chercher une sortie à court et moyen terme. Le Venezuela réapparaît dans les analyses de scénarios énergétiques de la Maison Blanche et du Département d’État. Le gouvernement de Maduro voulait clairement redevenir un fournisseur fiable de pétrole à la puissante nation nord-américaine.
Trump – second mandat (depuis 2025)
Nouveau durcissement : tarifs douaniers imposés aux pays importateurs du pétrole vénézuélien (mars 2025), nouvelles sanctions financières contre des entreprises pétrolières et des tankers, saisies de pétroliers et blocage de navires (décembre 2025).
Toutes ces sanctions et tentatives de déstabilisation ont eu un effet majeur. Elles ont entraîné une perte d’environ 6 milliards de dollars de revenus pétroliers en 2018, lesquels ont encore chuté de 67 % entre 2018 et 2019. Dans une économie où l’essentiel des dépenses publiques et des importations (nourriture, médicaments, eau potable, électricité, transports) dépend directement des recettes pétrolières, ces pertes colossales ont eu un impact dévastateur sur la population. Certaines estimations avancent qu’entre 2017 et 2018, les sanctions auraient contribué à environ 40.000 décès supplémentaires et placé plus de 300.000 personnes en danger en raison du manque d’accès aux médicaments et aux soins. Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a dénoncé ces sanctions, et l’un de ses rapporteurs les a qualifiées de « guerre économique », estimant même qu’elles pouvaient s’apparenter à des crimes contre l’humanité au regard du droit international.
4. Les sanctions et déstabilisations n’expliquent pas tout
Si la crise a commencé avant leur durcissement, les sanctions et les tentatives de déstabilisation l’ont incontestablement exacerbée et ont causé des souffrances immenses à des centaines de milliers de Vénézuéliens. Cependant, une telle analyse, si elle se limite à ces seuls facteurs externes, reste incomplète et comporte deux limites importantes.
Premièrement, en omettant d’analyser les choix politiques du président Maduro pour répondre à la crise, elle tend à le présenter comme le simple continuateur fidèle de Chávez, victime exclusive des États-Unis et de l’extrême droite. Or, comme nous allons le voir dans le prochain article, Maduro a fait des choix radicalement différents de ceux de Chávez, abandonnant en grande partie le projet socialiste que ce dernier avait (à peine) entamé, au profit de politiques favorables au capital. Les critiques de ces choix existent au sein même de la société vénézuélienne, elles sont nombreuses, légitimes et méritent d’être intégrées dans le débat public.
Deuxièmement, corollaire de la première limite, cette analyse a tendance à considérer que toute critique forte du gouvernement Maduro serait nécessairement un alignement sur l’impérialisme américain.Critiquer Maduro et ses orientations ne signifie aucunement valider l’intervention militaire américaine. Le kidnapping de Nicolás Maduro et de son épouse par les États-Unis est honteux, illégal et exige une condamnation ferme. Leur libération immédiate et leur retour au Venezuela sont des exigences non négociables.
Défendre la souveraineté du Venezuela ne signifie pas taire les choix économiques et politiques internes, et dénoncer les sanctions n’empêche pas d’examiner de manière critique les orientations du pouvoir et d’analyser les responsabilités internes.
Des intellectuels et militants de terrain comme Maurice Lemoine[6], Romain Migus[7] ou Thierry Deronne[8], qui suivent depuis de nombreuses années la situation vénézuélienne, produisent des analyses utiles pour comprendre ce qui se passe au Venezuela. Leur travail mérite d’être lu. Mais d’autres voix, tout aussi légitimes et souvent plus critiques à l’égard du gouvernement Maduro, mériteraient d’être mieux connues dans le milieu francophone. On pense notamment à Luis Bonilla, professeur d’université vénézuélien, ancien conseiller d’Hugo Chávez et militant du courant Comunes, dont les analyses sur les dérives du madurisme – càd la politique de Maduro – sont particulièrement éclairantes. Mais aussi aux intellectuels, militants, chercheurs, sociologues, historiens et anciens responsables chavistes qui ont contribué à l’ouvrage collectif « Venezuela en crise, perspectives socialistes » (Anderson M. Bean, dir.)[9]. C’est précisément ce regard plus critique que nous approfondirons dans l’article suivant qui paraîtra le 16 mars.
[1] L’auteur remercie Luis Bonilla pour ses précieux conseils de lecture. Luis Bonilla est professeur universitaire vénézuélien et professeur visitant à l’Université fédérale de Sergipe (Brésil), il a été directeur du Centre international Miranda et vice-ministre de l’Éducation universitaire sous Chávez, ainsi que président du Conseil de gouvernance de l’International Institute for Higher Education in Latin American and the Carribean (Iesalc-Unesco). Militant de gauche, il est membre du courant Comunes au Venezuela.
L’auteur s’appuie également sur l’ouvrage collectif Venezuela in Crisis – Socialist Perspectives (Haymarket Books, 2026), coordonné par Anderson M. Bean et dont plusieurs contributeurs ont occupé des postes dans le gouvernement Chávez, qui constitue la source principale de cet article. Sauf mention contraire, la plupart des données chiffrées proviennent de cette source.
[2] Luis Bonilla écrit : « En 2018, il fallait aller avec un sac d’argent, quand on parvenait à l’avoir, pour aller acheter uniquement les légumes de la semaine. Dans certaines régions du pays (frontière avec la Colombie), le Bolívar ne se comptait plus, mais se pesait »…
[3] Le salaire minimum a été multiplié par 21 entre 1996 et 2014 sous la présidence d’Hugo Chavez : de 36 dollars à 770 dollars, ce qui en a fait le plus élevé d’Amérique latine à cette période.
[4] Cette chute du prix du pétrole s’explique par trois facteurs : le ralentissement de la demande mondiale lié au tassement de l’économie chinoise, l’augmentation rapide de la production de pétrole de schiste aux États-Unis et le maintien d’un niveau de production élevé par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).
[5] Discours prononcé le 11 juin 2010 lors du programme télévisé “Aló Presidente” (n°357).
[6] Journaliste et écrivain français, ancien rédacteur en chef adjoint du Monde diplomatique, spécialiste de l’Amérique latine et auteur de plusieurs ouvrages sur le Venezuela (https://www.medelu.org/).
[7] Journaliste et essayiste français installé au Venezuela, analyste politique reconnu pour ses travaux sur la révolution bolivarienne (https://www.youtube.com/@RomainMigusVideos).
[8] Cinéaste et formateur belge établi au Venezuela depuis les années 1990, cofondateur de plusieurs médias communautaires vénézuéliens et observateur engagé du processus bolivarien. Coordinateur du site venezuelainfos.wordpress.com.
[9] Anderson M. Bean, sociologue spécialiste des communes vénézuéliennes ; Carlos Carcione, journaliste et chercheur en politique et économie internationales, ancien membre de Marea Socialista ; Juan García, militant révolutionnaire de plus de cinquante ans, cofondateur du site d’informations de gauche Aporrea et défenseur des droits constitutionnels des travailleurs ; Gonzalo Gómez, psychologue, figure historique du trotskisme vénézuélien et cofondateur d’Aporrea, partisan critique de Chávez ; Roberto López Sánchez, historien, ancien professeur à l(Université de Zulia et militant ouvrier depuis 1977 ; Gustavo Márquez Marín, ancien ministre de l’Industrie et du Commerce sous Chávez et ancien ambassadeur ; Oly Millán Campos, économiste, ancienne ministre de l’Économie populaire sous Chávez ; Simón Rodríguez, journaliste socialiste; Emiliano Terán, sociologue et chercheur en écologie politique ; Omar Vázquez Heredia, docteur en sciences sociales spécialiste du Venezuela ; Ana Sofía Viloria, militante des droits humains et cofondatrice du site Aporrea.


